Je me suis levé avec une bonne gueule de bois ce matin. La trilogie bar / resto / discothèque a souvent un effet larvesque chez moi. Je suis d’abord allé dans un café prônant l’happy hour, avec des cocktails de malade pour un prix somme toute raisonnable. Pensez donc… Deux Long Island pour le prix d’un, ça laisse quelques traces, mais ça me permet au moins d’envisager la soirée sous un jour plus festif. Des amis m’ont rejoint. De solitaire je suis devenu acolyte d’une bande dont je ne connaissais qu’une personne. Cinq mecs, c’est assez sympa pour faire une soirée tarot ou pour faire la tournée des bars. Mais je crois qu’aucun de nous n’avait envie de finir devant TF1 et sa pauvre émission ou série destinée à la ménagère de moins de cinquante ans, entrecoupée de pub pour des produits inutilement utiles.

Heureusement, parmi les cinq, se trouvait un mec bourré de thunes (ça attire toujours la femelle pavanante) et un mec donnant des cours de drague. Pour ce dernier, quand il s’est présenté (« Bonjour, je m’appelle Olivier, j’ai ma propre boîte dans le VIIIème, dans le domaine du recouvrement des capacités émotives et communicatives des gens timides et coincés »), j’ai cru à une vaste farce. Et puis je l’ai vu à l’oeuvre, et j’ai halluciné. Lui et le gars blindé de thunes ont réussi le tour de force d’inviter cinq nanas à notre table. Je crois que je vais aller prendre des cours chez lui. En tout cas, le serveur me regardait d’un oeil noir : cela faisait la 3ème fois que je changeais de table en moins de deux heures. 1, 2, 5, 10, je n’ai jamais su compter.

Enfin…

A la fin de la troisième tournée de cocktails, soit moins d’une heure après leur arrivée, on a décidé d’aller dans un restaurant spécialisé dans la cuisine provençale. Avec les cinq nanas donc. La mienne s’appelait Mélissah. Soit disant qu’elle était assistante de direction. Vu son élocution et ses formes, j’étais plutôt prêt à croire qu’il s’agissait de la secrétaire « particulière » du boss de sa boîte. Une vraie poule. Mignonne dans le genre vulgaire, intelligente dans le domaine de la culture de masse. Le genre à parler de la Star Academy comme représentation du monde moderne et à considérer Koh-Lanta comme le summum de l’aventure. Mais bon…

Le repas a duré un moment. Je ne sais plus exactement combien de temps, quels furent les sujets abordés, je me rappelle juste de bribes de conversations (« Oh, et Patrick, comme il est trop chouuu », « Je me vois bien à 40 ans en mère célibataire et avec un ou deux amants »).

Un repas en solitaire, c’est déprimant, mais l’avantage c’est que, parlant avec vous-même, vous vous donnez toujours raison. A deux, il faut faire la conversation, éviter l’écueil des blancs et des pertes d’intérêts à force de parler de soi. Par contre, à plus de cinq, c’est l’idéal : il suffit de faire « mmmh mmh », « oui » et « non » de temps en temps, histoire de signaler votre présence, et tout se passe pour le mieux. Les réactions n’arrivent que le lendemain, et dépendent en grande partie de l’état d’éthylisme de vos partenaires de la veille. Comme je n’en connaissais qu’un, et encore, je n’étais pas intime avec lui, je ne risquais rien. 

J’avoue avoir décroché pendant le repas, ne me réveillant et ne me manifestant que pour me faire remplir mon verre de rosé ou de champagne, selon le moment.

Vers une heure du matin, les serveurs en ont eu marre, ils nous ont offert le digestif avec un grand sourire, tout en nous présentant l’addition. A dire vrai, ils l’ont surtout présenté à ‘Môssieur-je-suis-pété-de-thunes’. Qui a payé le presque millier d’euros sans rechigner. Ça fait toujours son petit effet, les poules se sont immédiatement mises à glousser et à avoir froid, tout en caquetant pour annoncer leur envie de continuer la soirée en boîte. Ce qui fut fait. Ce qui m’arrangeait, car j’ai pu leur fausser compagnie en plein milieu d’une tentative de mix par un apprenti Dj.

Vers 5h du mat’ donc, j’ai raccompagné Mél chez elle, en taxi, me conduisant en gentleman et refusant son invitation à prendre un café chez elle en arguant qu’il se faisait tard mais que je me ferais un plaisir de la voir incessamment sous peu, voire même très rapidement. Son numéro de téléphone en poche, je remontais dans le taxi et lui donnait l’adresse de chez moi, en me disant que la journée de demain était d’ores et déjà à considérer comme perdue.

En me levant le lendemain matin, mon premier geste, avant même de me fumer une clope ou de me prendre un café fut de me traîner à la salle de bain afin de prendre un Efferalgan. Ce qui m’amena à une sensation de quasi orgasme, tellement mon crâne servait de théâtre à une représentation en Dolby Digital 5.1 d’Apocalypse Now. En voyant l’heure (15h), je me mis à fantasmer sur ma prochaine nuit, m’imaginant dans les bras de Morphée, tout en me disant que le plus tôt serait le mieux.

Café.

Clope.

Courses. Ou du moins courses vitales, dans le sens où je me limitais à café, clopes, jus d’orange, coca, plats cuisinés : de quoi tenir le week-end en somme.

Film. Que je n’ai même pas vu en entier, n’arrivant pas à rester suffisamment concentré sur l’écran pour voir l’ heure et demi du teen movie.

Vers 19h, je me retrouvais comme un fantôme dans mon appart (après ‘Ghost in the shell’, why not un ‘Ghost in the flat’ ?), à essayer de me motiver pour changer la litière du chat (impossible, elle est trop crade), faire la vaisselle (trop long, il y en a trop), ranger le salon (compliqué, en plus faut faire le tri) ou nettoyer (un peu plus sale ou un peu moins, la différence n’est guère flagrante). De fil en aiguille et de reports en abandons, je me retrouvais devant ma machine.

Mes doigts se mirent à courir sur le clavier, à vitesse réduite, et je me connectais à un site de conversation en direct. Bien qu’ayant un compte, je m’en créais un nouveau, psyl0cked, puis lançait le chat, direction une room dédiée à la boîte où nous avions passé la soirée.

Parmi les connectées, je cliquais sur le nom d’une demi-douzaine de pseudo attirants et commençais mon travail de pêche.

Le principe est simple : il vous faut lancer l’hameçon, voir qui accroche puis ferrer le poisson. Au bout d’une vingtaine de minutes, une jeune fille, à peine majeure, était toujours en train de me parler. Nous avions fait le tour de nos goûts en communs, de nos passions communes et de nos envies communes. A aucun moment elle n’a douté de la véracité de mes propos : comme disait l’autre (William Gibson je crois), « Sur Internet, personne ne sait que vous êtes un chien ».

Le moment fatidique arrivait : il fallait l’amener à se décrire, et qu’elle m’envoie une photo d’elle. Tout en priant pour qu’elle ne soit pas trop moche, qu’elle m’attire et qu’elle soit célibataire si possible. D’après notre papotage, je pouvais être plus ou moins son type de mec, et à priori, elle n’était pas contre une rencontre réelle.

Elle ne recula pas ni ne se bloqua lorsque je lui dit de se décrire. Et elle accepta de m’envoyer sa photo, si je lui envoyais la mienne. Ce qui n’étais pas un problème : j’avais un stock d’image de moi, soit anciennes, soit retouchées, assez fourni pour tenir le coup.

Cet échange effectué, elle décréta que j’étais charmant, et pas du tout obsédé comme la plupart des mecs sur le chat. Quant à moi, bien que ne correspondant pas exactement à ce que je cherchais, c’était la seule à continuer de parler. N’ayant rien d’autre à faire pour le moment, je laissais courir, appliquant la méthode du poker : payer pour voir.

Quand je lui ai demandé si elle était célibataire, elle m’a répondu que non.

Le jeu pouvait commencer.

Action ou vérité connasse ? Jusqu’où vas-tu aller ?

D’entrée de jeu, elle me dit qu’elle était attirée par les mecs dans mon genre. Avouez que juste après avoir annoncé qu’elle était seule depuis presque 3 mois, il y a de quoi prendre ça pour une proposition.

Ce que je fis.

Ce qu’elle répondit (« Pourquoi pas, il faudrait qu’on se voit pour ça ») me conforta dans l’idée qu’elle pourrait devenir une proie hypothétique, encore fallait-il que quelque chose m’attire…

Ce quelque chose, elle me le dit d’elle-même presque tout de suite après, et sans s’en rendre compte.

Sang.10> y’a ke d mdf ki o bout de 2 msg me demandent si je suce.

Sang.10> alors pr 1 fois k’il ya 1 mec charmant ki me parle, pkoi pa ?

Psyl0cked> mdf ?

Sang.10> T nvo sur le chat ou koi ? lol

Sang.10> mdf=mort de faim

Sang.10> d mecs en mank koi

Psyl0cked> pk, ya ke d mecs en mank ! jms les filles ? depuis 3 mois ke t clib, ça te mank pa ?

Sang.10> la tendresse, les câlins me manquent c’est vrai. Mais tu sais, je n’ai couché qu’avec un seul mec, mon ex. Et encore une seule fois.

Sang.10> ms j’aimerais bien recommencer :-p

Intéressant. Une presque vierge… Elle pourrait me servir d’objet. Elle ne connaît rien et a tout à apprendre. Que sait-elle vraiment ? Est-ce qu’elle a envie de sucer un mec et de recommencer ? Est-ce qu’elle a envie de se faire prendre comme une chienne ? Que peut-elle faire si elle se fait baiser menottée et les yeux bandés ? Si elle ne sait rien, elle peut devenir accroc si elle prend son pied. C’est juste une question de dressage…

Psyl0cked> mmmh, c’est une proposition ? il te faut un cobaye ?lol

Sang.10> euh. Je c pa. Je t jms vu. Ms…

Psyl0cked> a toi de voir. Ça peut le faire

Sang.10> c sûr, ms vu ce ke je fais, je pense pa intéresser un mec 🙁

Sang.10> enfin ce ke je fé, c +tot ce ke je fé pa :(((

Psyl0cked> cad ?

Sang.10> c tro intime, je ve pa en parler non ms oh ! lol lol

Psyl0cked> tinkiete pa, o pire jtoré propozé un cunni mdr

Sang.10> mmmh,ça j’m

Psyl0cked> tu vois, tu fé d trucs

Sang.10> ds le basik oui : g couché une fois ac mon ex, et sinon c t ke d préliminaires. Fellation et cuni. Pa plus

Psyl0cked> oh ! comment tu parles

Sang.10> c bon,c toi kia commencé !!!!!!!!

Psyl0cked> bon d’akkor. 1-0 pr toi. On se voit et jte fré un kado

Sang.10> avec la langue ? lol

Psyl0cked> pkoi pa

Sang.10> jozerais pa. Tro timide. G presk rien fait alors………………………….

Bien. Si tu n’as rien fait, c’est que tu as tout à faire. Viens mon enfant, viens voir papa. Deviens mon esclave… Tu vas prendre ton pied, en redemander, et me servir de défouloir…

Sang.10> en+, meme ac mon ex, il y a u k’1 fois pénétration,dc kan je dis ke g rien fé, c vré

Sang.10> lol

Sang.10> putain ms pkoi jte rakonte ça moi ?

Facile, tu es en manque. Mais tu ne veux pas l’avouer. Et je te plais, tu sais que tu pourras pas m’avoir dans tes bras, mais peut-être que tu pourrais m’avoir dans ton cul. Alors tu te lâches, tu ne m’as jamais vu, tu ne me connais pas et le dicton a foutrement raison « Qui ne tente rien n’a rien »…

Psyl0cked> bof chais pa

Psyl0cked> ms a part ça, rien fé d’otre ?

Sang.10> nan :(((((

Sang.10> c pa drole

Psyl0cked> jme marre pas. Ms veut bien t’inviter. Boire un coup. Et plus si affinités 😉

Et accessoirement devenir le numéro deux de ta vie sexuelle. Etre le numéro un est trop compliqué, trop lié à l’amour. Après, c’est fini, les verrous ont sauté, tu crois pouvoir faire ce que tu veux…

Psyl0cked> tant ke c pa du sérieux ke tu cherches !

Sang.10> lol

Sang.10> même si c t le K, ça sré pa ac toi ke jle trouverais je pense

Sang.10> ms ok pr le verre

Très bien. Tu sais que je suis d’accord pour te sauter, et tu l’acceptes.

Après je ne me souviens plus trop de la conversation. : je sais qu’elle à ses règles et que donc pour le moment elle ne peut rien faire, que c’est la première fois qu’elle parle comme ça, qu’elle craint de vomir en avalant le sperme et que sa première fois s’est assez mal passée, parce qu’elle avait mal et qu’elle ne mouillait pas assez… Et qu’entre nous, elle ne prévoit rien, que ça dépend de si on se plaît, de si elle se sent à l’aise… Tout en disant qu’elle fait un 95B, qu’elle préfère les strings au culotte et que sa devise est « Carpe Diem »…

On prend rendez-vous pour le week-end suivant (quand elle sera « clean »), je prends son numéro, lui souhaite une bonne soirée et me déconnecte.

La soirée est bien entamée, la journée est à classer dans la colonne inutile. Mais j’ai un plan Q, et ça peut avoir son utilité. Ce qui en soit rend la journée moins inutile.

Je vais jusqu’au salon, et décide de me mater un film d’action. Le genre de film où on peut laisser son cerveau de côté. Et après j’irai me coucher. Demain est le jour du Saigneur. Et comme je commence une nouvelle mission chez un nouveau client lundi, je n’ai pas trop envie d’arriver fracassé et de passer deux jours de suite dans le gaz…

Le réveil à été chaotique ce matin.
Déjà, j’ai mal dormi.
En plus, j’ai ouvert l’oreille au son de Lorie. Ça craint. J’aime pas. Mais alors là pas du tout. Parce que je l’ai dans la tête pendant un moment après.
Après j’ai trop traîné, et du coup j’ai dû speedé pour prendre ma douche, et donc… zapping de la partie p’tit déj, partie qui en général me rend zen une bonne partie de la journée…
Je suis trop en retard pour tenter le coup du métro méga-lent, donc je suis en train de mettre mon Carharrt noir tout en appelant mon taxi préféré (Alain). Je mets mon tee-shirt pioché (plus ou moins) au hasard : une créa d’un pote à une connaissance, avec un gros « ouaib » inscrit dessus. J’ai des origines nerds je crois. Je chausse mes Puma quand Alain me dit qu’il est en bas de chez moi (comme d’hab, merci ma petite étoile qui me donne toujours le bon coup de pouce au bon moment, mais point trop s’en faut) dans deux minutes.
Hop, j’y suis, et je suis à peine dans la BM que mon phone se met à biper. Au son, c’est un message, ça va. C’est un pote. Ou une pub. Au bout de deux minutes, je sors mon portable et regarde le message. Sandy. Sang.10. Qui me confirme qu’elle me retrouve à trois heures à la bouche de métro Bastille côté Fnac. Sms de réponse lui demandant comment elle est habillée, je vérifierai sa photo tout à l’heure. J’arrive au bureau de mon client, je mets en mode vibreur et monte directement au deuxième étage.

Les pingouins sont déjà là, en train de parler « communication », « internationalisation », « vitrine », « rentabilité ». Je sais pas exactement quel est le sujet, mais j’ose espérer que ce n’est pas du net qu’il s’agit. Sinon, on est mal. Les mecs, réveillez-vous, le net n’est qu’une vaste blague. C’est un vaste espace existant du fait de son inexistence. Je m’installe, ouvre mon ordinateur (faut que je songe à lui refaire une beauté d’ailleurs) et me connecte à leur réseau d’entreprise. Je regarde ma montre. 10 minutes de retard, j’en profite pour explorer leur réseau. Sur un des serveurs (IBM-RACK10) je trouve un répertoire nommé « divx ». Je l’explore et sélectionne 3 films que je n’ai pas encore et les copie sur mon disque. Temps restant estimé, 6 minutes. Mis à profit pour regarder leur répertoire de musique (rien d’intéressant), un répertoire de sauvegarde d’un graphiste, je lui pique son dossier « xtrnalz » (à priori des sources Flash, java scripts et DHTML et des images récupérées sur le web) et je baisse mon écran pour revivre avec les animaux.
Qui finissent leur conversation par un « à voir » de l’un, confirmé par un « tout dépend » du second qui se voit approuvé d’un hochement de tête du troisième.
C’est à peu près le résumé de la réunion de près de quatre heures que j’ai eu avec eux.
Je dois leur faire leur shop on-line. Ils vendent et produisent des disques de rap. Je dois faire comme les américains, tout en gardant l’esprit frenchie. Mais en mieux. Ou du moins en tout aussi bien. « Enfin, vous voyez le genre ! ». Tout à fait.
Je repars de chez eux, m’arrête à un Mc Do pour prendre un menu et me pose pour le manger. J’en profite pour jeter un œil à la doc que les trois frères (ce sera leur nom dorénavant, ça fait très Les Inconnus style) m’ont laissé. Pas grand-chose d’exploitable. Je ferai avec. Je regarde ma montre, il est 13h31:02. J’ai encore le temps. Sandy n’arrivera que dans une heure et demi. Ça me rappelle que je n’ai pas regardé si elle avait répondu. Je m’aperçois que oui en fait : elle sera en baggy brun avec un petit tee-shirt noir et une jupe grise par dessus. Je finis de bouffer, me dirige vers le métro, regarde le trajet : dans moins de 20 minutes je suis à Bastille.
J’y suis en une demi-heure en fait, mini crise d’agoraphobie au premier changement. Je me dirige vers le rayon DVD et consacre les 30 minutes suivantes à choisir mon nouvel achat. Au bout d’une vingtaine de minutes, je me dirige vers la caisse dans le but de payer le film Jackass. Je paye, sors et en montant les marches je regarde l’heure sur le ticket : j’ai 5 minutes de retard, c’est donc dans les limites de l’acceptable.
J’émerge près de l’Opéra et retourne en direction de la Fnac.

Je repère Sandy tout de suite. Et suis ravi. Elle est plus mignonne que sur les photos. Pas fil de fer, il lui manque juste une demi douzaine de centimètres pour avoir le corps de Jennifer Lopez. Bien foutue en tout cas. Elle se retourne, me cherche indistinctement et me distingue en sentant mon regard bloqué sur elle. Tentative de rapprochement, on se fait la bise, mais le courant est passé : tout à l’heure, quand j’aurais fini de jouer avec elle, on s’embrassera à pleine bouche.
D’après ce que j’ai compris, elle est étudiante. C’est sa première année. Elle a habité Manchester pendant 11 ans, mais elle est d’origine française. On traverse le carrefour, on longe l’Opéra quand elle accepte de boire un coup chez moi. Questions/réponses de pure forme, on savait tout les deux qu ça finirait comme ça. Dans le métro, elle en profite pour se rapprocher de moi, ses seins (elle n’avait pas menti sur le 95B) faisant coussins entre elle et moi. Je la prends par la taille et l’attire,et c’est main dans la main que nous sortons du métro. En arrivant à proximité de chez moi, je lui lâche la main : il ne faut pas qu’on nous voit ensemble de la rue. Règle de sécurité. J’entre dans l’appart, allume la lumière, et mets un cd de Madonna. Elle regarde autour d’elle et pose sa veste par terre dans un coin.
Question traditionnelle, à savoir ce qu’elle boit, sa réponse d’un « ce que tu prends » me rassure dans mon presque fantasme. C’est une vierge pas effarouchée ou alors une allumeuse perverse. En tout cas une lolita. Tandis que je prépare deux tequila sunrise, je me rappelle notre conversation, et je commence à penser à la manière de la faire souffrir. Une torture vicieuse serait de la pousser à bout physiquement, de lui faire sentir qu’elle n’est rien. Moralement. Physiquement. Sexuellement. Humainement.
Je ramène les verres, lui en tends un, la regarde dans les yeux tandis qu’on trinque, et j’éloigne mon verre tandis que je l’embrasse. Elle s’allonge sur le canapé pour poser son verre et se retourne pour être en face de moi qui me suis rapproché.
Bisous.
Ça met en confiance, et ça ne coûte rien. Ma langue, comme ma queue, sont dépourvues de sentiment. Le cœur est verrouillé, ne reste plus que le cerveau. L’amour se passe d’abord au niveau cérébral.
Je mets mon genou entre ses cuisses, les écarte un peu et continue de l’embrasser déviant doucement vers ses seins.
Je calme le jeu au bout d’une dizaine de minutes, histoire d’en savoir un peu plus sur la demoiselle. Et par brusque envie d’une gorgée de tequila sunrise. Tout en me roulant un joint, j’apprends que cette provinciale ne connaît personne ici, sa rentrée n’est que le mardi suivant. Ça ouvre des horizons exploitables qui auraient pu être inexploités sans mon envie de boire… Son appartement est petit, un 9m² traditionnel, avec cuisine commune, mais même là, elle n’a pu lier aucune connaissance.
Je finis d’allumer mon stick lorsque je prends ma décision : la baiser d’abord. La torturer après. Ou plutôt baiser en la torturant, et la rendre accroc.
Je me rappelle la conversation qu’on a eu la dernière fois, à propos d’un film (je crois qu’il s’agissait du « Jeux d’enfants ») : ça à dévié vers un « t’es cap, t’es pas cap ». Elle a été cap de me décrire tout ce qu’elle avait (pas) fait. Je me lève, me dirigeant vers le pc pour choisir un film à mettre : rituel aussi, le film servant d’excuse. Je choisis un James Bond, celui avec Madonna justement et l’enclenche. Je profite du fait que Sandy soit partie se refaire une beauté, se préparer ou se soulager, voire les 3 à la fois, je regarde son passeport. Qui me confirme qu’elle n’est même pas majeure. De peu s’en faut d’ailleurs, un trimestre, même pas.

Je m’installe dans le fauteuil et me vautre dedans, de manière nonchalamment étudiée. De retour, Sandy craque et viens me rejoindre, murmurant un « je peux ? » de pure forme et m’enlace. Je la colle contre moi et caresse ses seins tout en tirant sur mon joint. Qu’elle me demande. Je lui passe après une hésitation (elle n’a jamais fumé. D’un autre côté, je vais la baiser. L’un dans l’autre… ) et la laisse fumer autant qu’elle veut. Elle tousse pas, bon point pour elle. Jah, une nouvelle adepte se consacre. Je bouge un peu, la soulève et la porte dans le pieu. Elle me passe le joint, je lui tends son verre, je joue avec le feu : alcool + shit, warning dans paupières. Elle finit son verre, le repose, moi j’ai fumé le cul de la vieille et terminé mon verre. Personne ne regarde le film et c’est pas grave, on s’en fout en fait. Je commence à lui embrasser le haut des seins, son ventre, par-dessus son tee-shirt, puis je le déplace en fonction de ma bouche. Je commence à le remonter, à lui enlever, elle finit elle-même et j’en profite pour m’allonger sur elle, tout en continuant de l’embrasser. Je lui dégage les seins du soutien gorge et les embrasse, puis elle l’enlève, se sentant gênée par ce bout de tissu. Je remonte jusqu’à sa bouche, lui déplace le bras droit pour le remonter, glisse ma main sous le lit et en sors le premier double nœud coulant. Que je passe à son poignet. Et que j’accroche. Elle me regarde, tire un peu, me demande ce que je fait, mais sa voix n’a pas de panique ou de peur dans sa voix. Juste une interrogation pour la forme, elle est en train de se laisser aller totalement. Un susurrement la rassure et je répète la même opération avec son poignet gauche.
Je me lève, allume les trois chandeliers près du chevet et éteint la lumière. Je reviens, me mets torse nu et je m’accroupis vers son nombril. Je défais sa ceinture et sa jupe, et lui enlève son pantalon et ses chaussettes, répétant la phase « chaussette blanche » pour ma part personnelle. Je commence à lui embrasser l’entre jambe qu’elle commence déjà à gémir, je continue donc à remonter, et la dévisage une seconde : bien foutue, pulpeuse comme les pin-ups d’avant guerre et offerte, en culotte noire en dentelle et soie. Je la lui enlève et me colle à sa chatte pour lui offrir un cunnilingus le mieux fait possible… La sentant gémir et se contorsionner, gênée au départ par les entraves, puis les prenant en compte et se laissant aller de plus en plus. Je suis obligé de saliver, elle ne mouille pas beaucoup, même si tout le reste montre qu’elle est excitée… Un « mon dieu » m’annonce qu’elle commence à jouir, ce que sa respiration irrégulière me confirme… Je lui branle le clito pendant que je mouille un de mes doigts et que je lui mets dans le cul. Je la sens se contracter, elle m’avait dit avoir horreur de ça (un truc du style « J’aime pas la sodo. Jamais essayé mais rien que l’idée me dégoûte » ou quelque chose du style). Mais là sous l’effet conjugué d’une pression clitoridienne et anale, elle rend les armes et déclare un deuxième orgasme. J’ouvre mon pantalon et je sors ma queue, elle tend instinctivement la bouche pour la prendre. Je me baisse un peu et défait les deux liens, elle se mets assise et commence à me sucer. Ou plutôt à me branler, n’utilisant sa bouche que de temps en temps, trop timide ou pas assez confiante. A moins qu’elle n’aime pas, mais ça ne collerait pas avec ses déclarations. Je l’encourage doucement, et elle se met à me sucer pour de bon cette fois. Je lui appuie un peu sur la tête pour qu’elle accélère et qu’elle en prenne plus, elle obtempère.
Tu veux toujours aller jusqu’au bout lui murmure-je à l’oreille
Oui, toujours.. réplique t-elle
Au bout de cinq minutes, je sens que je viens et la préviens d’un « c’est bon, avale ». Elle ne sait pas trop comment gérer les premières saccades, se rattrapant par la suite et avec une évidente non-envie de lâcher ma queue. J’en profite pour lui mettre un masque sur les yeux et je me retire de sa bouche. Je la rallonge et la rattache. Murmure à son oreille qu’elle doit me dire ce qu’elle veut. « Continue ». Sa réponse est sans équivoque. Je continue et lui demande si je peux la raser, arguant que j’ai de nouveau envie de la lécher mais que ses poils me gênent,elle se sent mal à l’aise et me dit de le faire. Je ramène la lame de rasoir et lui rafraîchit son mont. Au fur et à mesure, je commence à la lécher et à la caresser, puis je la carresse et applique la lame en même temps. Un petit peu, de quoi faire rougir la peau. Sandy apprécie et me le fait savoir. Je fais une vérification, et je stoppe la branlette. Elle continue à gémir, même tandis que je trace un K sur le côté gauche du pubis… Je pose la lame par terre et commence à lui téter le sein jusqu’à le mordre, tout en lui caressant le clito de la main droite.
Je me relève, lui ôte le masque et la regarde.
Elle a les yeux dans le vague.
Bon signe.
Cap ou pas cap d’aller plus loin ?
Ça dépend du « plus loin ».
Cire ?

Cap ou pas cap ?
Cap !
Je prends une des bougies et verse un petit peu de cire sur son ventre. Elle se contracte deux secondes et se relâche après, semblant apprécier le plaisir douloureux. J’en reverse un peu, elle bouge son bassin, je suis mets un doigt, j’ai du mal, elle est trop sèche, alors je lui en donne trois à sucer, puis je lui mets le majeur, bientôt rejoint par l’index.
Elle est dans un tel état que je peux me lâcher.

Je me redresse, lui fout ma queue dans sa bouche et elle se met à me sucer tandis que je lui remets son masque,puis je me retire à nouveau, et lui pose un baillon SM, quasiment le même que celui que porte Marcellus Wallace dans Pulp Fiction.
Elle est à ma disposition maintenant.
Je commence par reprendre la lame de rasoir et dessiner des motifs géométriques sur son ventre, surtout des traits parallèles qui se recoupent. Elle gémit et bouge, aussi je la doigte un peu pour ne pas qu’elle s’inquiète trop vite de ce que je suis en train de faire. Je descends de plus en plus bas avec la lame, m’approchant de ses lèvres intimes. Son clito est là, tendu, et je la sens qui essaye de se bouger pour me prendre le plus possible en elle. Je lèche un peu son clito, puis me relève et prends la bougie.
La meilleure défense, c’est l’attaque.
La meilleure attaque, c’es la surprise.
Pour faire diversion, je lui verse un peu de cire près de son mont de vénus. Elle se tortille un peu, appréciant la douleur apparemment, car aucun son ne sort de sa bouche.
Flash.

Psyl0cked> tu mets des strings ?
Sang.10> nan, g 1 tro gro q
Psyl0cked> oh!
Psyl0cked> et tu aimes koi chez toi?
Sang.10> mes seins. je les trouvais tro gro au début, ms mainant ça va, j’en suis fière.
Sang.10> et ma bouche aussi. Un peu tro ptite ms jme sens bien avec.

Flash back.
Je vais m’occuper un peu plus de ses seins, et je finirais par sa bouche.
J’attends un petit peu que la cire sèche et je l’enlève, par grandes traînées blanche.
Sandy est toujours offerte et désireuse, je continue à la branler.
Puis mon cerveau déconnecte du mode « soft ».
Et se plug sur le mode « hard ».

Je prends la lame, la fait passer en dessous de ses seins, jusqu’à ce que la marque devienne rouge, je la sens se contracter et se débattre légèrement, je décide de lui faire fermer sa gueule. Vu ce que je sais, la manière est facile. Je prends une capote, la mets, tout en doigtant de plus en plus fort Sandy, je la sens qui mouille un peu, pas assez, donc je mets du gel et m’enfonce dans la chatte de la petite lolita innocente. J’y vais à fond, je sens que ça frotte et que ça ne glisse pas facilement mais je m’en fous. Sandy bouffe le bâillon, j’appuie ma main sur la boule et cela la force à prendre une grande respiration, puis je prends la bougie et lui en verse une bonne rasade sur le ventre, une cercle concentré étalé, elle gémit et commence à japper, je continue de plus en plus fort, elle se perd dans sa respiration. Je la soulève un petit peu, m’enfonçant encore plus profondément en elle et je la tiens par les hanches, puis je l’attire contre moi et lui demande de me prévenir quand elle jouira. Je la repose délicatement, la maintenant du bout de mes deux bras, puis qu’avec le bras droit, ma main libre rapprochant une des bougies. « humm hiienn hihhoon,éé hhoon,houuuii» est le signal. Je sens sa chatte qui commence à se contracter autour de ma queue tandis que je prends la bougie et lui verse la cire dessus.
Pile sur sa chatte. Et son clito accessoirement.
La chaleur irradie ma queue.
Et Sandy souffre, mais jouis en même temps, sa chatte se contractant de plus en plus fort alors que tout son bassin essaye de se retirer.
Je continue de la baiser, repose la bougie et lui mets la main autour du cou.
« Chuuut »…
Beaucoup plus efficace qu’un « ta gueule ». Double avantage : premièrement je suis et reste poli et deuxièmement, ça impressionne plus, montrant que je garde le contrôle de moi-même et que je sais ce que je fais et où je vais…
Je me retire après avoir joui, je n’entends plus qu’un murmure de la part de Sandy.
J’enlève la capote, m’assoies à califourchon sur son ventre et lui défait les attaches du lit. Ses 2 bras sont libres, tout va se décider dans les 30 secondes qui suivent.
Qu’elle me les mette autour de moi et elle s’en sort, ne faisant qu’entrer dans le couloir de la mort. Qu’elle essaye de se dégager et elle crève.
Elle se masse une demi douzaine de seconde les poignets puis elle mets sa main gauche autour de ma taille, et se touche de la main droite. Je lui enlève le masque et le bâillon.
Je lui demande si elle en veut encore, elle me répond par l’affirmative.
Je l’embrasse , m’allonge à côté d’elle et la retourne.
Elle est allongée sur le ventre, bras et jambes tendus. J’utilise de nouveau les liens et la rattache complètement, entraves, bâillon et masque. J’utilise la mouille de sa chatte pour glisser un doigt dans son cul… Elle se trémousse un peu, je lui écarte les jambes et lui branle le clito.
Je fouille au hasard, avec ma main gauche, tâtonnant pour trouver mon fute. Au toucher, je chope la boucle de ma ceinture (une Dickies en tissus chanvre avec boucle métallique, le genre de ceinture qui se règle sans trous), et j’applique la méthode du chasseur de serpent et arrive à dégager la ceinture dans son intégralité.
Sandy continue de gémir, tandis que j’enroule la ceinture, la tenant par la boucle.
Sandy continue toujours de gémir tandis que le premier coup, un coup d’effleurement, tombe au niveau du bas de ses reins.
Pour la forme j’en applique encore deux ou trois.
Puis me mets accroupis sur ses cuisses, lui doigtant sa chatte et son clito, et commence à alterner vagin/anus,afin d’humidifier humainement son cul. Elle ne mouille pas assez, alors je remets du gel sur la capote que je viens d’enfiler. Je presse mon gland à l’entrée de son cul, Sandy se bouge comme pour éviter ma queue, puis je m’insère brusquement en elle, sentant que c’est rêche, que ça chauffe et que ça accroche. Sandy gémit vraiment cette fois, je vais jusqu’au bout puis me retire. Immédiatement, Sandy se retourne au trois quart et essaye de s’échapper : je me fous complètement qu’elle ait mal ou qu’elle prenne son pied. Je lui chope les jambes, la remets à plat ventre, mouille un peu ma queue en la trempant dans sa chatte, qui est presque sèche, puis je l’encule à nouveau, de nouveau d’un coup, de nouveau brusquement, de nouveau sans faire attention à elle. Je suis presque en train de faire des pompes, mais ses gémissements et ses mouvements de tête me gênent, alors je la prends d’abord par les épaules pour bien m’enfoncer en elle puis je l’attrape par le menton pour lui dire de continuer. Elle gémit de plus en plus, ça me soule alors je la chope par les cheveux et lui tire la tête en arrière au moment même où je fous ma queue en entier dans son cul. Même avec son bâillon, je l’entends crier.
Je continue pendant une ou deux minutes, sa tête formant toujours un quasi angle droit avec son corps, puis je lâche les cheveux et lui enfonce le visage dans les coussins, avant de la choper par les hanches et de l’attirer violemment vers moi pour qu’elle souffre, restant ainsi accrochée au plus profond de son fondement tandis que je jouis, le plaisir de dégorger décuplé du fait du resserrement de son cul. Je fais encore un ou deux aller-retour avant de me retirer et de jeter la capote.
Lorsque je m’approche de son visage, Sandy est toujours allongée sur le ventre, je lui enlève les liens des mains, je l’aide à se retourner, je la force à s’asseoir ses jambes autour de ma taille, moi dans la même position. Je la tiens par la taille tandis que je lui ôte son masque, elle me regarde avec des yeux rougis, je sais qu’elle a mal, et je sais aussi qu’elle se doute que je le sais. Elle essaye de se dégager, une larme coulant de son œil gauche. Je lui murmure de se calmer à l’oreille tandis que je lui enlève le bâillon.
Tout de suite, elle se met à parler, d’une voix rauque.
Espèce d’enculé, j’ai mal, lâche-moi putain !
Calme toi Sandy, c’est fini.
Mais tu m’as fait mal merde, sérieux, t’étais au courant que j’suis pas une pute connard.
Tu ferais mieux de te calmer p’tite chienne. Sinon professeur Simon va se venger et te défoncer le crâne à coup de marteau.
« Calme-toi », assorti d’un branlage de clito lui fait perde de sa hargne, elle continue de se plaindre de manière moins vigoureuse qu’auparavant.
Je me lève, et lui demande si elle veut passer la soirée avec moi, une soirée tranquille entre elle et moi, « en amoureux » dis-je pour plaisanter.
Elle accepte.
Et me répond qu’elle n’a personne à prévenir, que de toute façon, personne ne sait où elle est, et que donc elle a tout le temps qu’elle désire, réponse à ma question concernant son heure de rentrée.
Je m’approche d’elle, l’embrasse légèrement, lui demande si je suis pardonné, elle me répond d’un air boudeur que oui.
Je suis donc pardonné et pur au yeux du Tout Puissant. Je recommence à bander tout en m’imaginant les souffrances que je vais pouvoir infliger à cette poupée…

J’en suis à ce point de mes réflexions lorsque je prends conscience de l’heure. 19h. Pour bien me faire voir, histoire de la rassurer et de la remotiver, je propose un repas intime, chez moi. 

Sandy accepte, elle est toujours allongée dans le lit, aussi je me rapproche et l’embrasse, doucement, presque tendrement. Je la prends dans mes bras, elle se redresse, et je lui demande doucement à l’oreille ce qu’elle veut en apéritif. Pareil que tout à l’heure. Ça marche : direction la cuisine pour préparer de nouveau des tequilas sunrise. Je ne m’en sors pas trop mal niveau cocktails. Niveau bouffe, c’est un peu moins gérable, même si je m’en sors plutôt pas mal, grâce à l’apprentissage de ma mère. Une rapide expertise de là où je me trouve me permet de revenir avec les verres et deux alternatives : soit on se fait un repas estudiantin (pizza surgelée, coca et glace) soit un repas plus classieux (saumon fumé, rosé et glace). Sandy opte pour la classe, aussi je prépare la table, ramenant les chandeliers lui ayant servi de distributeur de cire et disposant assiettes et verres. Je finis mon verre de tequila sunrise en deux gorgées, Sandy l’a déjà bu avant même que j’ai commencé, donc je repars en cuisine en préparer deux autres. Je reviens, elle est debout devant la télé, me tournant le dos, en pantalon et soutien gorge. Cette petite m’excite. L’impression de me faire ma petite sœur, ou tout du moins je crois que je ressentirais cette sensation si j’avais une sœur. Je m’approche de Sandy, l’enlace par la taille de la main qui tient mon verre, tout en lui tendant son verre de la main gauche. Elle me remercie et je l’embrasse dans le cou tandis qu’elle boit une gorgée. Je me colle à elle, sentant ma queue se durcir près de son cul et je lui caresse le clito de ma main libérée du verre. Elle pose sa tête sur mon épaule et se laisse aller.

L’épisode de tout à l’heure, les « préliminaires », ne l’a pas tant fâché que ça.

Ça va, on va pouvoir passer aux choses sérieuses.

Un « chtack » retentit, c’est mon grille pain qui éjecte les tranches de pain de mie que j’ai mise en vue de préparer des toasts : je retourne à la cuisine, effectue une permutation pain frais/pain grillé et je reviens tranquillement dans le salon. Je décide de mettre un peu de musique, et comme elle m’avait dit qu’elle aimait bien Manson (pas Charly, mais l’autre), je mets le live sur la platine cd.

On parle un petit peu.

Enfin elle surtout : elle me parle de sa vie d’avant, quand elle était encore en Angleterre.

C’est fou ça : il suffit qu’on ait baisé ensemble pour que de la tendresse, de l’écoute, de la compréhension ou je ne sais quoi d’autre, (voir le tout ensemble) soit demandé en échange. Je me mets en mode automatique, écoutant d’une oreille distraite.

Au bout d’une demi-heure de son monologue, je fais un grand sourire et vais chercher le saumon, ce qui permet de casser l’ambiance blahblah qui commençait à plomber la soirée.

Si elle croit qu’avec ce qu’on a fait, il y a la moindre chance pour que je craque, elle se fout le doigt dans la chatte jusqu’à la gorge. Je l’ai invité chez moi pour la baiser et la tuer. La baiser d’abord, la tuer ensuite. Et plus si affinités.

Le repas ne se passe pas mal, pas en silence, mais on parle de tout et de rien, des sujets neutres (dans ce domaine, musique et cinéma sont les grands vainqueurs). Je lui sers un verre de vin au départ, puis je siffle la moitié de la bouteille avant de lui en resservir un autre. Etonnant qu’elle tienne encore le choc, après ses 3 ou 4 tequila sunrise et le bédo par-dessus le marché. Le rosé va l’achever. D’ailleurs, sa voix se fait un peu plus lente, elle se tait un peu plus aussi. Pas mal finalement ce Listel gris.

Le saumon fini, je suppute qu’elle est dans le même cas que moi et qu’elle n’a plus faim. Je propose le dessert, histoire de tâter le terrain, elle me répond que c’est trop tôt. D’où un enchaînement sur un café, vive la machine que j’ai récupéré chez ma tante : deux expressos prêts en une minute, record à battre.

Tandis qu’elle me parle de son film préféré (un film américain avec Will Smith), je roule un joint de digestif, avec de la bonne beuh d’Amsterdam que je me suis auto envoyée par la poste. J’allume mon spliff et prends une gorgée de café, tout en faisant « hun hun… ouais » histoire de participer à la conversation.

Je lui tends le oinj, elle accepte, tire deux ou trois lattes et me le repasse.

Je me lève, pose mon café sur la table basse, l’invite à venir se poser dans le canapé et j’enclenche le DVD. Je sais même pas s’il y en a un, au pire je me relèverai pour en mettre un. Coup de bol, y’en a un dedans, c’est le film de Terry Gilliam, « L’armée des douze singes ». Regard vers Sandy, ça la tente à priori vu sa moue affirmative. « Lancer le film ».

Je l’attire vers moi, collant sa tête contre mon torse. Elle m’embrasse le torse en relevant mon tee-shirt, puis la pose de manière délicate sur mon pectoral gauche. Je la repositionne dans le canapé et la touche par-dessus son pantalon. Elle bouge légèrement, me permettant d’accéder à sa chatte. Je la caresse et lui dirige la tête vers ma queue. Quitte à apprendre, autant qu’elle apprenne correctement et rapidement. Elle se met à me sucer, plus gourmande que tout à l’heure. La partie rasoir/cire/sodomie doit être oubliée à l’heure actuelle. Tandis qu’elle m’avale, je percute que la question du corps risque de se poser. D’où ma demande qui passe pour une rédition.

Elle me dit qu’elle habite à proximité de Bastille. Soit à un peu moins d’une demi heure d’ici.

– Tu m’invites ? 

– Pourquoi ? Tu en as marre de moi, tu veux que je rentre ?

– Nan nan. Mais j’ai envie de bouger, on peut passer chez toi non ?

– Tu me raccompagnes et tu restes avec moi !

– Yep, sans problème.

La décision est prise, et une fois les questions techniques réglées (« tu as un lecteur DVD ? ») on se barre de chez moi, elle un peu plus en avant que moi, ce qui me laisse le temps de prendre mon Eastpack avec des bougies, la lame et les nœuds coulants. Je la rejoins en bas de l’immeuble puis lui prend la main tout en nous dirigeant vers le métro. Ligne une,on est collé l’un contre l’autre au gré des vibrations du métro.

Arrivés à Bastille on sort côté rue de la Roquette et on remonte une cinquantaine de mètres avant que Sandy ne sorte sa clé et ouvre la porte de l’immeuble n° 37. Nous rentrons, prenons l’ascenseur jusqu’au 3ème étage et sortons, direction la deuxième porte à gauche. Elle ouvre son studio, les toilettes sont à droites, puis la cuisine, et enfin la pièce principale.

Où un canapé lit se trouve au beau milieu. 

Je me dirige vers le balcon, regardant de manière distraitement intéressée les autres étages. Rien à signaler au niveau des balcons et vitres voisins : pas de lumière, pas de son, rien. Je reviens dans le salon, Sandy a branché son ordinateur portable et à mis l’album de Coldplay. Seul truc que je connais à propos de ce groupe : le chanteur se tape l’ex de Brad Pitt. Super intéressant. Franchement inutile mais bon, that’s life. Je m’approche de Sandy, la prends dans mes bras et me colle à elle puis recule jusqu’à son lit. Je m’installe, elle se met sur mes genoux et je n’ai qu’a insérer ma main entre ses cuisse pour qu’elle les écarte : elle apprend vite la gueuse. Je la doigte par-dessus son jean, puis je le lui déboutonne et la caresse directement. Je me recule un peu, continuant à la doigter de la main droite tout en lui caressant le téton de ma main gauche. Elle commence à partir son bassin s’élevant au rythme de mes changements de tempo. Je bouge ma main gauche pour lui bloquer la bouche, elle m’embrasse la paume de la main tout en prenant son pied. Je lui bloque de plus en plus la respiration, elle ne s’en rend même pas compte on dirait.

Je la relâche, vérifie que les volets sont bien fermés (et opaques) et je ferme la porte couloir/salon-chambre en la poussant du pied. Sandy finit de prendre son pied, puis je l’allonge sur le lit. Cap ou pas cap ? Je crois voir dans ses yeux un « cap », ça me suffit, de toute façon qui ne dit mot consent, donc forcément elle est d’accord.

Je commence à lui remettre les entraves des mains mais elle me regarde et me dit d’un air presque implorant qu’elle a envie de sentir ma peau. Je lui souris : je me fous complètement de ce que me dit cette connasse. Je lui entrave les mains, d’abord les deux mains ensemble avec une des entraves, puis j’utilise mon deuxième double nœud pour l’attacher au pied du lit. Elle commence à se débattre et je suis obligé de l’embrasser, dernière concession à l’hypocrisie de sa vie. Elle se calme un peu, le temps pour moi de lui mettre le bâillon et le masque. Elle gémit, de peur, de frustration ou de refus : elle me soule. Réaction instinctive, je lui fous une baffe au niveau de la joue droite. Ce qui a pour effet de la calmer, avant qu’elle reparte de plus belle, plus fort et plus énergique. Je sors ma lame de rasoir et la lui mets sous la gorge. « Un seul mot, un seul gémissement, un seul baragouinement et tu y as droit » à pour effet de la calmer, et j’en profite pour lui ôter son pantalon et son tee-shirt. J’avais mal calculé mon truc et je dois défaire les nœuds coulants afin de pouvoir lui enlever le haut, chose que je contrecarre en lui bloquant les poignets et en mettant mon genoux contre son clito. Une fois ceci fait, elle est telle que dans ma vision, comme tout à l’heure quand j’ai voulu la baiser : culotte et soutien gorge, le duo parfait. 

Je vérifie que les liens sont ok, puis je me penche vers elle et je lui dis que je vais la baiser, la baiser à mort, qu’elle va souffrir, et qu’au moindre manque de motivation, de volonté ou d’envie de sa part, elle aura un gage. Elle hoche la tête, me faisant comprendre qu’elle a compris et qu’elle accepte.

Pauvre conne, tu crois que tu vas t’en sortir ? Tu rencontres un mec après avoir discuté une fois avec lui, tu vas directement chez lui puis tu l’invites chez toi ? Sale pute freeware.

Je commence à foutre un préservatif, puis je lui écarte les jambes, la mettant à angle droit, torse couché, jambes verticales avant de l’observer. Elle semble sans vie, c’est pas un problème, ça me donnera une excuse. Je la pénètre directement, elle est plus sèche que jamais, et je la bourrine pendant cinq minutes, avant de prendre la lame et de tracer deux entailles sur son ventre, tout en continuant de la baiser. Elle hoche la tête de gauche à droite, elle n’a pas l’air d’apprécier. Je continue mon œuvre en traçant deux parallèles, puis en entaillant ses côtes, partant de la hanche pour arriver aux seins. Elle continue de hocher la tête, je crois voir une larme perler sur le coin de son œil. Je bloque sur ses seins, les embrassant et les léchant, avant de me renfoncer en elle, ultra violement, de manière hardcore. Son gémissement me confirme qu’elle ne prend pas son pied, qu’elle souffre. Le viol est une forme de baise. Je reprends la lame et lui trace deux entailles en dessous de ses seins. Elle gémit de plus en plus, j’approche ma bouche de son oreille droite et lui dit de fermer sa gueule, avant que je m’énerve. Elle ne dit plus rien , aussi j’en profite pour me retirer d’elle, et sortir la bougie de mon sac, bougie que j’allume. Je me penche vers ses seins, je laisse glisser ma queue entre, j’ai la place de bouger, mais si elle pressait ses deux seins, je suis sûr que ma queue serait enfermée dans un doux cocon. Je sens ses tétons se dresser sous ma langue, ça me donne envie de la posséder, aussi je les lèche une dizaine de minutes l’un et l’autre alternativement, avant de me décider à me transformer en cannibale.

J’approche ma bouche de son sein droit, je le lèche, tourne autour du téton, le sens bien dur sous mes dents et je croque un petit peu. Une secousse dans la zone sud de Sandy me confirme qu’elle aime. Je ressors ma lame de rasoir, enlève le masque de Sandy et je lui montre la lame.

Panique à bord. La croisière s’amuse.

Je prends la lame et découpe, ou du moins extrait, son téton. Du sang coule de partout, je m’empresse d’aller le boire, je vois que son téton disparu forme comme un mini cratères. Elle semble sous le choc,comme partie ailleurs. Je répète le même schéma avec son deuxième téton, elle semble absente. Le choc à été trop rude peut-être. Le sang coule sur le haut de son torse, sur le lit, ça ne rend que la chose plus belle : la couleur pourpre du sang, sur son corps posé sur les draps noirs a quelque chose de diablement photogénique.

Je lui lève les jambes, les lui remontent bien, puis je l’encule à sec, brusquement, elle se tord et se contracte, j’ai du mal à rester en place. Ça me gonfle, elle ferait mieux de se laisser faire, ça éviterait que le sang gicle partout et qu’elle souffre encore plus : je suis bon dans ma torture. Je murmure un « ta gueule » de pure forme, forme qu’elle n’entend pas, elle n’entend que la musique de Coldplay d’ailleurs. Cette petite pute commence à me soûler, aussi je lui retourne un aller-retour qui lui décolle à moitié la tête. Elle est presque KO lorsque je m’approche d’elle et que je pousse ma queue contre ses lèvres, après avoir enlevé le baillon, la lame de rasoir contre sa carotide pour lui faire comprendre qu’elle n’a pas intérêt à crier. Elle ouvre la bouche, m’avale. 

Elle me suce avec l’énergie du désespoir.

Elle n’a jamais été aussi doué depuis tout à l’heure que maintenant sous la pression.

Dommage que ce soit la dernière fois.

Elle ne pense même pas à me mordre, dans sa tête de piaf, elle doit se dire qu’elle peut s’en sortir si elle se comporte en bonne soumise. J’ai pas envie de lui dire que la seule chose qu’elle ait à y gagner, c’est une mort rapide. Faut pas démoraliser les troupes.

Je sens que je viens, aussi je l’attrape par le haut du crâne et m’enfonce en elle violemment, baisant sa bouche comme si c’était une doll, je sens que je tape, qu’elle a du mal à respirer. Je m’en fous, je sais maintenant comme je vais la tuer. Elle s’étouffe à moitié quand je jouis, je me retire et m’essuie sur ses cheveux.

La bougie a bien brulé, aussi j’utilise ma ceinture comme entrave de ses pieds, puis commence à lui faire un cunnilingus.

C’est curieux comme la peur peut agir comme un excitant.

Elle mouille plus maintenant que tout à l’heure.

Je lèche son clito, le dégage, tourne un peu autour, le suce, la doigtant de la main gauche.

La main droite prend la bougie, je suis doux et précautionneux. Je sais ce que je fais et où je vais, et je n’ai pas envie de perdre trop de cire.

J’écarte ses lèvres, puis lui verse doucement la cire sur elle, visant sciemment le clito. Elle se tend, contractée, je suppose que ça ne lui fait pas du bien. Ça m’excite et je continue à verser la cire doucement, l’observant couler à l’intérieur de sa chatte. La sensation ne doit pas manquer d’intérêt, mais je n’ai pas envie de commencer des expériences maintenant.

J’attends un petit peu que la cire sèche, puis je la retourne, les pieds et les mains toujours entravés.

Elle est allongée sur le ventre, gémissant à peine, la douleur, le plaisir, tout est lié, mais elle n’a plus les capacités respiratoires suffisantes pour s’exprimer car je viens de resserrer d’un cran le bâillon, et la boule lui bloque complètement la gorge.

Je sors ma ceinture, utilisant la boucle en métal comme point d’impact. Ça laisse des sortes de rectangles rouges, esthétiquement c’est moche, aussi j’arrête, donne un ou deux coups en tenant la ceinture par la boucle, puis me mets à la recherche d’une corde. Que je ne trouve pas, mais je tombe sur un casque de walkman. Qui fait finalement très bien l’affaire une fois les écouteurs enlevés : de grandes striures rouges apparaissent, le casque fait un beau bruit de sifflement lorsque ça part, et le claquement à un beau son.

Je la fouette pendant une quinzaine de minutes, ne m’arrêtant que lorsque le sang commence à perler.

Je m’arrête.

Vais boire un coup, fouillant son appart. Je ne trouve que du whisky, je bois directement à la bouteille de Jack Daniel’s, un peu, pas trop : il faut que je reste un minimum clair, même si je sais que j’ai bientôt fini de jouer, et de deux…je n’aime pas le whisky.

Je reviens vers le lit, retourne Sandy, et lui ôte son masque : des larmes coulent de ses yeux, ruisselant sur ses joues, et son corps a des convulsions, elle semble avoir un gros chagrin.

« Ta mère ne t’a jamais dit de ne pas parler aux inconnus ? T’es qu’une pute freeware, c’est tout, tu n’as que ce que tu mérites. »

Je la regarde, et décide de modifier ses entraves : un des doubles nœuds est utilisé pour lier les deux mains ensembles, tandis que je passe l’autre extrémité autour de son cou. J’utilise la deuxième entrave pour relier ses mains ensemble d’un côté et l’attacher au pied du lit. 

Puis j’écarte ses jambes, crache sur ma queue et m’enfonce en elle.

Sous l’effet combinée de la douleur (elle est sèche comme une vieille peau) et de ma poussée, son corps recule d’une demi dizaine de centimètres, aussi pour qu’elle comprenne bien dans quelle impasse elle est, je la soulève un peu par les hanches et l’attire vers moi. Elle se débat, mais ça m’excite et ça lui fait mal, aussi elle perd son énergie et s’en rend compte. La corde se tend, le nœud se serre, elle commence à s’étouffer. Ce n’est plus qu’une question de minutes maintenant, au maximum cinq. Je prends la lame de rasoir, dessinant des tribals sur son ventre, mais j’enfonce de plus en plus la lame, jusqu’à faire saigner, elle essaye de bouger la tête, d’abord avec véhémence, puis au fur et à mesure que la corde serre, elle se détend, et je prends le relais, la baisant comme une pute, sans ménagement.

Je sens son corps se crisper au moment où j’éjacule, et je décide qu’elle prendra son pied au moment de mourir : je me recule un peu, me renfonce en elle tout en continuant d’éjaculer, puis je lui ôte son masque. Je sens sa chatte contractée sur ma queue qui débande, je fais encore un ou deux aller-retour avec de l’attirer violement vers moi, ce qui a un double effet. 

De un , je commence à rebander.

De deux, la corde se serre à toc, je vois ses yeux se révulser, son corps se contracter, être agité de soubresauts.

Puis plus rien.

Je me retire, pose ma main sur sa gorge, juste au dessus de la corde. Le pouls est inexistant. Elle est morte en baisant. Ça aurait été une professionnelle, on aurait pu dire qu’elle s’était tuée à la tâche.

Je me rhabille, récupère les entraves, lui ôte le bâillon et insère la bougie à la place, la rallumant car le déplacement a soufflé la flamme. Je vais choper la bouteille de Jack Daniel’s, lui insère le goulot dans la chatte, tandis que j’analyse la situation. Logiquement, tout est ok. Je cherche ses clés, les trouve sur la table près de l’ordi.

Je regarde ma montre, il est 00h15, l’heure du crime est dépassée. J’ai du rester ici plus de deux heures, elle était résistante finalement pour une petite presque-vierge. J’éteins toutes les lumières, vérifie que je ne laisse pas de traces, puis ouvre doucement la porte de l’appart. Personne en vue, je sors, me retourne et ferme la porte, à double tour. 

Je prends l’escalier, autant éviter de faire du bruit, puis je sors dans la rue de la Roquette. Je me dirige directement vers le métro, j’ai encore le temps, et mieux vaut donner l’air de savoir où je vais, ça n’éveille pas les soupçons. Dernier regard vers l’appartement de Sandy, tout est éteint : elle était vivante hier, morte aujourd’hui, paix à son âme.

En chemin, je change de direction pour prendre un métro un peu plus loin que Bastille, on ne sait jamais, et je me retrouve à Voltaire, à me faire accoster par un clochard qui me demande un euro pour manger. Je lui donne bien volontiers, m’engouffre sous terre et rentre chez moi, apaisé et excité.

Ailleurs sur le site