Ça commence cash.
Je m’installe dans le canapé’ et me penche pour éteindre la lumière. Côté gauche. Je n’ai jamais pu supporter la droite.
Le générique n’a même pas commencé qu’Alexandra se lève, s’approche de moi et me passe le joint.
Je plisse les yeux et tire une latte. Alexandra se penche vers moi, se met à califourchon sur mes jambes et m’embrasse presque tendrement dans le cou. Puis, elle me fait un suçon, comme pour me faire comprendre qu’elle n’est pas là pour regarder la télé, à moins que je passe un film X. Je pose le joint dans le cendar à côté de moi et l’enlace par la taille. Elle se rapproche encore plus de moi, collant son pubis sur mon entre-jambe.
Je commence à l’embrasser aussi, d’abord dans le cou, puis à la naissance de ses seins. Je passe au-dessus du tissu pour lui lécher les tétons, avant de descendre à son nombril, relevant légèrement son bustier. Son ventre est plat et doux. J’aime. Elle commence à onduler légèrement, je la tiens du bras gauche pendant que je lui enlève son débardeur du bras droit. Elle m’aide sur la fin et continue dans sa lancée en m’enlevant mon tee-shirt.
La violence est tendre, elle est présente, mais en background.
Nous sommes tous les deux torses nus, et Alexandra se colle contre moi. Ses seins sont écrasés contre moi, je sens sa chatte contre ma queue à travers nos pantalons.
Elle me regarde. Putain, ses yeux gris me font encore plus bander. Elle le sent.
Esquisse un sourire et commence à jouer avec moi. Elle m’embrasse, tendrement, avec douceur, dans le cou, sur mes tétons, descendant de manière inexorable. Elle se contorsionne pour jouer avec mon nombril, pendant que je lui caresse le dos et les fesses, de plus en plus violemment. Ce qui la fait se bouger de plus en plus…
Jusqu’à ce qu’elle prenne le contrôle des opérations.
Elle me prend les mains et me les bloque, au niveau des poignets, en croix. D’un murmure, elle m’intime « plus bouger, laisse-moi faire »…
Je la laisse.
C’est une joueuse. Ça a son charme et son utilité.
Je remue un peu dans le canapé, poussant du pied la table basse et la dévisage.
Dans la pénombre, elle a un regard, et plus généralement un corps, à faire bander un moine. Ce que je ne suis pas, mais quand même.
Elle m’écarte les jambes, se met à genoux entre, les bras posés sur mes cuisses et commence à m’embrasser le ventre. Je contracte instinctivement mes abdos, elle les caresse, et descend. Tout en m’embrassant, elle défait la ceinture de la main droite et ouvre ma braguette. Elle a le coup de main avec les boutons. Je me demande si elle est ainsi tout le temps… Sa chatte est trop loin, et elle a l’air de vouloir jouer la meneuse. Pour faire semblant de participer, je lui caresse les cheveux. Brave chienne.
Elle descend, lèche ma queue qui se raidit encore plus qu’elle ne l’était. Ça l’amuse de voir ma teub battre la mesure : elle se prend pour une chef d’orchestre jouant la mesure à petits coups de langue. Elle y prend plaisir, alternant sa fonction de musicienne jouant de la flûte avec celui d’une teenager se régalant d’une Chupa Chups.
Au bout de quelques minutes, elle change de registre, et se transforme en Linda Lovelace. Son exercice de Gorge Profonde m’amène à lui tenir le haut de la nuque de manière plus ferme, la guidant plus ou moins. J’entends les bruits de succion.
Je ferme les yeux et la caresse tendrement. Elle en profite pour passer sa langue sur mes boules, tout en me masturbant avec vigueur.
Je la regarde : ma décision ne va pas tarder. Soit, je la plante maintenant, soit je lui accorde un sursis. Ça serait dommage de ne pas profiter un peu de ses talents de suceuse.
Alexandra a dû sentir qu’elle était l’objet de mon attention.
Et, tout en me regardant, elle recule puis reprend ma queue dans sa bouche. Elle se met à sucer comme si elle voulait me rendre fou… Elle y arriverait presque. Je me penche et lui touche le sein gauche, son téton est dur comme la pierre. Elle est excitée, je le vois à sa manière de se frotter. Le savoir m’excite encore plus et je lui prends la tête à deux mains, lui appuyant dessus pendant que je pousse ma queue au fond de sa gorge. Elle en profite pour essayer de me gober en entier, y arrive quasiment, ça me rend dingue.
Elle le sent et s’arrête.
Relève la tête et m’observe.
J’en profite pour déboutonner son pantalon en cuir et introduire un doigt dans son string. Je sens son clito sous mon doigt, ma main se regroupe et commence à la caresser. Alexandra change de position, écartant un peu plus les jambes tandis qu’elle reprend son travail manuel. Elle ferme les yeux, et commence à gémir. Je glisse un doigt dans sa chatte, elle mouille comme une tarée, à deux, elle commence à se tortiller et à gémir de plus en plus, son mouvement de la main droite devenant de plus en plus violent, sporadique et irrégulier… La position est inconfortable pour les deux, je lui bloque sa main tandis que j’alterne le branlage de son clito et le doigtage de sa chatte. Elle me fait comprendre que ça lui va, et gémit de plus en plus. Je lui glisse trois doigts dans la chatte et pousse au plus profond, elle essaye d’en absorber le plus possible, et commence à respirer de manière irrégulière, je sens son vagin se contracter autour de mes doigts…
Je l’enlace de mon bras gauche, continuant avec ma main droite de l’exciter, et je l’embrasse. Violemment. Pas de tendresse, de gentillesse ou quoi que ce soit. Elle est excitée à mort, c’est du cul pour du cul : je l’attrape, lui bloque le visage et lui roule un patin profond et long. Catégorie « pelle de chantier » quand j’étais en 5ᵉ. Je m’arrête pendant qu’elle sort un long gémissement, bas et grave, modulé au gré des contractions de sa chatte. Elle s’était un peu tournée, plus ou moins à angle droit avec moi, le temps que je la caressais, et elle pose sa nuque sur ma cuisse gauche.
Elle se retourne, levant les yeux vers moi. Je lui souris, hésitant toujours entre la raccompagner à la porte et l’embrasser ou si je la dois jeter dans le vide-ordure. Elle ferme les yeux, prend ma queue dans sa main droite et commence à me masturber de nouveau, ma queue devenant très vite gorgée du désir de sentir sa bouche. Elle se retourne, remet ses cheveux en place et plonge sur ma queue, l’avalant du premier coup en entier, j’ai l’impression de sentir sa gorge taper mon gland. Suçant et bavant afin de bien faire glisser et donnant des petits coups de langue pour bien m’exciter.
Je sens que je vais venir si elle continue, je change un peu de position, mon torse étant maintenant droit, et je sens mes abdos commencer à se contracter. Je prends la tête d’Alexandra, caresse sa nuque, je sens que j’ai plus d’intérêt à la garder comme « plan q » que de la tuer… Lui appuie sur le haut du crâne, et maintiens mes mains : elle comprend et m’avale au plus profond de sa gorge. Le manège dure moins d’une minute quand je lui bloque la tête et que je lui éjacule dans la bouche, la libérant au bout de la 2ᵉ ou 3ᵉ giclée. Si j’avais un doute, il est zappé : elle continue de me sucer, léchant mon gland pour avaler tout le sperme coulant sur ma queue.
En réalité, je l’apprendrai plus tard, elle aime ça. Elle me l’avait dit, mais je croyais à une vantardise de sa part, alors que non pas du tout. Je me rétracte instinctivement. Post-coïtum animal triste. À l’écran, Vincent Cassel essaye de convaincre Monica Bellucci de se rendre dans la boîte à la tête de mort pour l’anniversaire de son pote trav. Alexandra se relève, prend son verre et boit un coup, me regardant avec un petit sourire.
- Je crois que je vais pouvoir repasser pour mater le film, là, j’en ai loupé un gros bout !
- Ouais. Tout dépend si tu as envie de revenir.
- Avec plaisir, mais une fois où on aura toute la nuit devant nous chéri.
- Ah ouais, chéri, déjà ?
- Ce n’est qu’un mot. Rien d’autre. Mais, si je devais avoir un mec, il te ressemblerait, je pense.
- Et pourquoi tu n’en as pas alors ?
- Je préfère prendre mon pied pour le moment. Je verrai bien quand je tombe sur le bon…
Elle me plaît bien finalement la petite. Elle prend et donne ce qui lui plaît…
J’en suis à ce point de mes réflexions lorsque le téléphone sonne. Pas le mien, vu la sonnerie. Alex se penche et fouille quelques instants dans son sac. La conversation est rapide (« Oui ? […] Dans une heure, je peux, mais pas avant […] Ok. C’est où ? […] D’accord, c’est bon… Bye ») et elle rejette son phone dans son sac.
- Désolée, je dois y aller. Ce n’était pas prévu, mais bon !
- Je croyais que tu ne travaillais pas ce soir ?
- Hum. Ce n’était pas mon patron. Mais un client.
- Un client ? Tu deales ?
- Oui. En revanche, pas ce que tu supposes. Je deal mon corps. Ça te dérange ?
- Euh.
- De toute façon, ça n’avait pas l’air de te déranger tout à l’heure, non ?
- Ben euh… Disons que je n’étais pas au courant que tu… enfin que tu te.
- Que je me prostitue ? Non, je ne suis pas une pute. Plutôt une call-girl. J’ai une demi-douzaine de quinquagénaires qui se sentent plus parce qu’ils me voient nue et que je les branle. Ils se prennent pour des boss, et se la jouent grands princes. Je profite des retombées financières, ça aide quand tu n’as pas la bourse.
- Okay, je vois. Moi, je rentre dans quelle catégorie moi ?
- Dans celle où je suis prête à payer pour rejouer. Profites-en, tu es un des rares à avoir ce privilège-là.
- Un des rares ? Ah ben d’accord !
- Disons que les autres sont partis quand ils ont su que je couchais ailleurs.
- J’appliquerai la même méthode que la tienne alors petit ange. Tu files maintenant ?
- Oui. Je te laisse un message pour te voir la semaine prochaine…
- Ça marche.
La conversation se finit, le climat intimiste a volé en coups d’éclat à cause des ondes de la conversation téléphonique. Je me lève, finis mon verre, m’approche d’Alexandra et l’enlace, l’embrassant tendrement. Ça lui plaît, du moins je pense et j’espère que tel est le cas, mais elle s’échappe, se retourne et prend sa pochette à dessin. Elle se dirige vers la porte, et s’arrête à côté d’elle. Elle me regarde, les yeux dans les yeux, et me sort un « j’ai envie de te revoir Simon, vraiment », d’une voix de petite fille, en accentuant le « vraiment ». Je craque, ouvre la porte, elle sort et se retourne pour m’embrasser. Je lui réponds qu’on s’arrange pour une soirée la semaine suivante et l’observe partir d’un pas pressé. Elle a un de ces culs, le genre à donner envie de la prendre en leuleu directement, sans passer par les cases « préliminaires » et « missionnaire ».
Je referme la porte, m’écroule de nouveau dans mon canapé et regarde sans le voir la fin du Dob. Ma main tombe sur le cendar, je me rappelle le joint : je le prends et le rallume, inspirant une grande latte et me faisant la réflexion que la mort attendra un peu avant de rencontrer la miss…